lundi 26 mars 2018

Hangwoman. Chapitre "Qui compte encore ?"

Epitaph for a pyromaniac






Flammes.
Un avion entier pris dedans.
Femmes et enfants.
Le bar aussi son jour de jalousie, chairs de passants au goût whisky.
C'étaient ses yeux qu'exécutaient, on ne savait pas comment.
De mon côté, je n'étais pas tout à fait du combat à distance.
Franchement désavantagé, je devais me rapprocher...
Tout en ne pouvant, en aucun cas, son regard croiser
Ne serait-ce qu'une fois.
Sinon j'étais rôti ! Incendie d'estomac !

(N.D.A. Il y a des bases scénarisées mais le tout est visuel)
L'affrontement des flammes et du cicatriciel...
Il suffit qu'il le touche une fois pour qu'il s'ouvre, de part en part, comme un oeuf sous une brique...
Pas tellement à cause de plaies anciennes mais parce qu'il n'est plus que ça,
Une plaie depuis que les "je t'aime" sont froids
Depuis que son rire a quitté sa poitrine quand ils faisaient la sieste
Depuis que l'été le ramène à elle mais dès qu'il l'aperçoit, il fait face à l'hiver...
Depuis que demain en somme s'est gangrené d'hier...

Et que la joie des autres le maltraite
Qu'il la pense fausse.
Forcément fausse celle-là comparée à la sienne.
Du feu pourrissant de brûlures jusqu'à la vérité, voilà ce qu'il était...
Monstre jaloux d'un monde qu'il avait déserté
En cessant d'avoir confiance en elle, ainsi qu'en lui
Infoutu de voir les faiblesses du sexe, par rapport à l'appui
Qu'il représentait...
Sorte de douve pour les larmes de sa bien-aimée
Il aidait au château de leur complicité...
Sorte de douve du foie ensuite un jour qu'elle n'était pas rentrée
"J'étais chez une amie. Plus de batterie, tu peux comprendre"
Il n'avait pas compris.
L'épilogue s'était fait dans la cendre.
Adieu l'amour et son accent coupé au paradis.
L'espagnole était morte fondue avec l'argent, le miroir losange et les corps adjacents.

N'en croyant pas ses yeux,
Il les avait testé dans la foulée de sa furie.
Un avion passait par là.
Il l'avait pris.
Rien qu'une seringue de feu...

Après quoi il s'était rendu au commissariat
Et le commissariat - fidèle - l'avait remis au Roi.

Adoubé il devint un incendiaire précautionneux
Effaçant les gencives des gêneurs dangereux.

Et finalement today depuis la mort d'Agnès une nouvelle rencontre
Un homme ridiculement autre,
Démarche mal assurée et vêtements trop grands,
Il donnait l'air d'être absent.

Les deux ainsi se ressemblaient
Fantômes déguisés en costumes vivaces
Ils étaient beaux de vide comme de découragement
L'un pile et l'autre lui fait face
Sur la pièce de monnaie d'un démodé argent
Valant moins que le bois ou qu'un lit de ballast
Couché sous aucune voie, où nul train ne passe...

Il devait le toucher pour qu'il s'ouvre.
L'autre ne rêvait que de cela.
Qu'on le touche et l'émeuve une dernière fois...
Alors il fit mine de ne pas voir
Cette ombre débonnaire dont il flairait le pas
(N.D.A. Ce qui devait arriver arriva)
Les yeux quasiment clos sauf sur l'horizon
Il sentit soudainement le doigt de son bourreau.

Il explosa.
Au-dessus de lui les nuages flambaient dans une pluie magenta
Roses d'étincelles qu'Agnès apprécierait sûrement de là où elle siégeait
"N'est-ce pas que tu les apprécieras ?" le consumant se murmurait
En toussotant queux de phénix en lieu et place du sang,
Et doucement
Comme se calme la lave à l'oeil du volcan,
Il se changeait en or
Il se changeait en mort.

Et doucement
Comme se calme la lave à l'oeil du volcan,
Le vagabond ferma à son tour les yeux...

Avant de se frotter violemment l'avant-bras !
Sa blessure en un instant revint et toute seule éclata.
Souvenir de son amour à lui, perdu parce qu'il était trop lame
Et qu'elle était trop soie.
Une fois la femme partie...La lame était restée...avait vaincu la veine
Avant que son frère ne le sauve, ne l'emmène à l'hôpital
Puis ne le couve d'attentions et repas.
Avec dedans de la vapeur belle,
De la vraie vapeur de joie...!

Alors c'était pas tant son amour sans issue
Qu'il avait fait revenir en se martyrisant que celui résolu envers son aîné.
Et ce n'était pas tant par mélancolie qu'il s'était rouvert
Que par besoin d'être déterminé, parce que s'il échouait...
A faire tomber toute la cour du Roi Pourpre
Son frère un jour ou l'autre finirait exposé
Voire écrasé par les dents de Sa bouche...

Pas moyen que ça arrive
Et donc la plaie
Et donc, éteint était l'amoureux calciné
Et donc et bien,

A suivre, s'il vous plaît...

mercredi 14 mars 2018

Le livre d'écrou : Acte premier

Aux murs seulement de se laisser abattre



Qu'elle était adorable, ma beauté transalpine, avec son sac de courses et ses talons charbon
D'une mise sublimée par sa légère folie, sa menue déraison, qu'était toute nécessaire cependant car elle seule peut passer par-delà l'écusson et par-delà les ans.
L'écusson des gendarmes, des armateurs de murs en vrac, des qui voyagent avec entraves, toujours, et qui rêvent barrièrés ou alors qui se font des petits fantasmes, d'enfants, de fric ou de viande froide.
J'ai jamais d'ailleurs trop compris pourquoi tant de personnes déconnectés du jour étaient dotés et possédés du désir de le faire naître dans les yeux d'un troisième...
C'est comme si un couple de tortues se piquaient soudain de l'idée d'aboutir d'un vacherin ou d'un saint-honoré, ça n'aurait que peu de sens mais c'est cela pourtant, majorité de naissances.
Mais bon quand même il y a des exceptions, importées d'Italie avec redirection, pour elle, en chemin vers la France, vers des stations de ski pour le teint de la peau et encore des cascades pour l'apparence des yeux et le libre des cheveux...
Je les ai cherché longtemps, sur sa carte, ces cascades qu'apprivoisent les Dieux par jalousie, avant qu'elles les rembarrent en tant que sources vraies, elles au moins, de la vie...
Et parfois même je les ai constaté...les pressentant le temps d'une accalmie, d'un verre de vin au lit.

Comme une histoire, c'était joli.

Sauf qu'enfin les histoires, vous savez ce qu'on dit, elles sont du genre à finir voire à s'écarteler.
Il y a peu d'histoires qui s'étalent sur des siècles, tout comme il y a peu de place, au creux tendre du Temps, pour seulement faire la sieste. C'est un travail des pieds jusqu'à la tête que de se tenir debout et variance dans l'assiette, que de manger à sa faim sept jours sur sept, que de pas grandir trop bête ni trop manipulé, en se colletant tout de même, même quand on est honnête, quantité de petites saloperies, pancréatiques ou de salaires, éloignant notre couette ou serviette à la mer.
Heureusement que la mer, moi, si vous avez suivi, elle est venue me voir de son propre chef, un soir de ripaillance où son regard me fit monter, sur tout le visage, une cicatrice de chance.
Après, ça avait été, cascades et dimanches, des ronces aux joyeusetés, j'avais été jeté et j'entrevoyais, sur la portée, en plus des noires, maintenant les blanches !
Après, après, comme je le disais, même les vacances n'empêchent pas, au fond, d'être bien travaillé, parce que même quand votre histoire touche au merveilleusement, celles des autres vous reviennent émouvantes, salies de sédiments et de porosités en tout point éprouvantes, ce sont les soupirs des parents qu'ont pas de quoi s'acheter, les larmes jaunes du copain que l'on vient de quitter, des hurlements humains près du commissariat...
La suite, c'est la distance. Des murs et des murs en veux-tu en voilà, entre ma cascadelle native de l'Etna et mes mains de forçat.

Qu'elle était adorable, ma beauté transalpine, avec son sac de courses et ses talons charbon
D'une mise sublimée par sa légère folie, sa menue déraison, qu'était toute nécessaire cependant car elle seule peut passer par-delà l'écusson et par-delà les ans.

Ce sac était là pour mon linge et cela faisait dix ans qu'elle le remplissait comme une version moderne du flacon empoisonnant Tristan...
Dix ans que j'avais pas vu la mer ailleurs qu'en ses yeux clairs et que ça me suffisait...
Pour cette oeillade-là, perpétuité de privation pour faire l'équivalence m'aurait fort contenté.
Mais il fallait que je sorte, un jour ou l'autre, il le fallait.
Et cette sortie, je la craignais, à cause des vis que rive au crâne l'abominable isolement, granité châtiment du corps jamais possible, rien que l'esprit pour compagnie, en prison, notre corps on l'oublie, c'est pour cela qu'il y en a tant qui se tentent au culturisme et qui hantent ses bancs : c'est pour que leurs reflets grossissent afin d'en voir encore un bout, dans ce miroir avalant tout.
Or, comme l'esprit, en prison, en plus de ça, c'est l'ortie intégrale, mes angoisses étaient légitimes quant à mon évasion prévue selon la loi.
On en a vu des jamais s'en remettre, et des plus costauds que moi...
Imaginons que je sorte et que je n'en veuille pas de tout ce qu'on me propose : air libre, salles climatisées, restaurants en faillite, stress du trafic, débats télévisés, boîtes de nuit où travailler, des bourgeois et des alcooliques, le ciel et sa mécanique, son gris industriel pondant par pluies épaisses ces gars qui fument au devant de leurs immeubles, avant de remonter, au bureau, les poubelles, l'absence toujours plus grande ici des pianos, objets rares, on en voit plus que dans les gares, il y en a dix en tout qu'on fait voyager au sein de toute l'Europe pour pas qu'on les oublie, ces zèbres satinés aux coeurs musicaux, entrailles d'argent d'où resplendissent un milliard de coraux, par un Schubert ou un Shostakovic, par un Satie ou un Gould en studio, reprenant Bach depuis le cerveau, parsemant au passage sur chaque continent, des miettes de survie et des canots de sauvetage pour les beaux sentiments...

C'était d'un monde sans Gould ni miettes supplémentaires que je craignais, c'était vrai, et aussi que ma Sicile, ma Miette à moi, finisse en me voyant par me voir réellement. Parce que jusqu'à présent, ça avait été les vacances, même en prison quand on y pense...on demeurait dans l'exceptionnel et du côté de l'intense. Mais quand je serai sorti, on devra faire face à nos routines, à tous nos rituels tristes dont on ne peut se défaire et qui souvent s'abattent pas simultanément, alors c'est l'engueulade et puis les premières briques du mur - cette fois - nous séparant. On allait finir par savoir, forcément, à se côtoyer de la sorte, tout ce que nous ignorions et de l'un et de l'autre. Nos habitudes. Mais comme les miennes étaient toutes entières carcérales, c'était peu dire qu'elles étaient pas charmantes mes addictions. J'étais devenu rude par voie d'imitation.

Alors ma cascade, toute adorable qu'elle était, il était à prévoir qu'elle en ait vite marre que je la pénètre sans doigté ni chanson, rien qu'en mettant mes pieds sous la table, attendant du repas sa boisson et de la nuit qu'elle soude, par je ne sais quelle opération, le circuit éclaté de mes aspirations. C'est dingue comme on pense la nuit réparatrice, comme si dans le sommeil il y avait quelque chose d'autre, un monde tout nouveau et tressé d'Idéal qui attendrait qu'on s'endorme pour débouler sur Terre. Dans ce monde-là, pour sûr, on aurait plus mal, ni au ventre ni à la clavicule, on serait d'une souplesse de virus et d'une fermeté de flanc dinosauresque ! Et nos désirs, dans ce monde, auraient le bon goût d'affleurer à nos bouches juste avant l'abandon, oui, ponctuels toujours seraient les dons et nos dos aussi durs que les dimétrodons ! Jusqu'au réveil bien sûr...Le réveil et ses murs : son corps, sa chambre, son lotissement, son ciel, sa pollution. Notre liberté toute relative parmi les couches de cet étrange oignon qui fait pleurer même quand on y touche pas. Pleurer façon cinéma. Pleurer de revoir mon italienne, de l'avoir dans mes bras et d'avoir peur de lui faire de la peine...

Mais attends mais tu crois qu'elle était heureuse, elle, pendant ces dix années ?
A se chronométrer le coeur comme font les sportifs histoire de ne pas chialer au moment des visites, parce qu'elle voulait que tu vois que dehors, ils tiennent mieux les sourires, à pas s'autoriser d'autres tendresses ou bites parce que tu en avais décidé de la sorte, parce que selon toi, qu'un autre la touche, ça te la rendrait morte...précaution de caverne énormément biaisée, mais bon, mais bon, pas le droit de baiser ni de changer de ville, de s'espacer...parce que soit elle t'aimait chaque semaine, soit elle disparaissait. Et toi, t'as toute cette vie devant toi, d'une dévotion d'astre à sa constellation, et tu te tâtes quant à un futur d'affres et de prostrations ? Tu crois qu'elle va t'adorer moins en te découvrant ? Mais elle n'attend que cela que de faire ta connaissance, depuis dix ans, que de savoir ce qu'elle ignore sur toi, ce qui se cache dans ton sang idem qu'à l'arrière de ta voix. Ce truc qui fait que tu es toi. Et qu'elle vient te voir. Et qu'elle te verra. Et qu'ensemble malgré la pollution et tous ces agrégats, vous parviendrez à l'avoir votre sieste. Avec le corps de l'autre en guise de couette et puis c'est marre...

C'était joli comme une histoire.


Jean-Jacques Lequeu - Esquisse d'une construction de jardin




jeudi 22 février 2018

Quand elle se fit dessus

Beaucoup d'enfants, qu'on se souvienne, étaient présents cette nuit-là...

Quand elle se fit dessus...
Louise, on avait pas envie d'y croire, de s'en pincer à se déchirer la chair, à se saisir jusqu'aux os en quête d'imaginaire plutôt que de se dire que tout cela, la chemise imbibée jaune, était du genre réel. Du genre réel et qui marque très définitivement, sans suture pour la peau ni session de rattrapage, comme trente disques durs avec tout dedans balancés contre un mur, des photos de vacances aux films familiaux, en passant par ces textes résolument trop beaux qu'on se gardait pour les soirs de migraine et les matins d'abîme.

On aurait préféré dire adieu à toute trace de sublime au lieu que d'assister à ce carnage d'urine.

Déjà parce que Louise on la considérait, comme toute institutrice, en tant que détentrice de tout savoir enfoui, et puis elle était belle, Louise, magnanime et polie. Belle au moins à même niveau qu'une étoile sortie d'un roman d'aventures, mi-Robert Stevenson et mi-William Golding. Elle avait ce suivi dans les gestes et les mots qui nous donnaient à tous immensément de forces et d'appuis. Alors de la voir là, toute entière rendue à son insuffisance ainsi qu'au bon vouloir peureux de sa vessie, ça nous flanqua forcément maints frissons sur la nuque. C'était peut-être juste qu'elle était somnambule qu'on se disait pour pas trop déguster, mais enfin c'était faux. Exemplairement qu'elle dormait. Et donc bon d'évidence, on se mit à comprendre qu'un monstre se tramait.
Mais de quel type de croquemitaine fallait-il se méfier ? Quel mortifère vivisecteur était ici en route ? Quelle pruritique engeance avait bien pu surgir et depuis quel casier pour mettre notre Louise dans tel état d'incontinence ? On ne pouvait rien envisager.
On ne pouvait que voir la flaque de jour laissée au sol par notre bienfaitrice, et puis se dire qu'en elle se devinait le pire...dans toute son odeur tiède comme un ventre pressé par un couteau d'arrêt.

Quand elle se fit dessus, on sut tout de suite que l'hôpital n'était plus d'aucune sécurité, et que même en sortir paraissait compromis. On sut pareil que nos années perdues en thérapie n'étaient pas finalement si sinistres que cela, qu'il nous fallait chérir chaque pilule et nausée parce qu'enfin, malgré culbutes du crâne et des salives, on y était chez soi. Qu'être malade c'était déjà, par rapport à être complètement crevé, une merveille d'avancée. Que c'était magnifique de repenser à ses rares moments où la douleur songeait à s'absenter, ne serait-ce que le temps de cinq heures à rêver. Qu'au fond, bien que démoniaquement articulées, nos existences n'avaient pas tant à voir avec l'infernal, que c'était même pas mal d'avoir des camarades, aussi de leur parler, de soi tout en jouant à moitié à la bataille navale. Qu'en somme, l'été à l'hôpital, c'était tout de même l'été malgré sa teinte grave (de nos sueurs sécrétées)...

Quand elle se fit dessus, on sut qu'il n'était plus question pour nous de s'inquiéter. Que s'inquiéter était un luxe et qu'il fallait surtout nos bagages plier. Pour aller où avec nos frusques et nos valises pleines de boîtes marquées au braille ? Ailleurs, on ne savait pas, ailleurs, tant qu'on y aille.

Quand elle se fit dessus, quoi qu'il en soit, c'était déjà trop tard.
L'armée syrienne nous bombarda avant que soit tenté tout nouveau paragraphe.


Dorothea Tanning - Bateau bleu (The Grotto)


samedi 27 janvier 2018

Claire compilation

Je ne le fais pas pour moi mais pour elle
Ballerine, merveille ///


Je n'avais du beau temps qu'une idée nuageuse
Avant de te connaître et que la mer veilleuse
Ne dévoile son plan,
Avec ces récifs et ces longs horizons
Aussi blonds que les champs quand ils entrent en moisson

///
Les fleurs sacrosaintes jouaient leurs chemises, de flanelle sanguine
Contre l'eau des cascades
...
J'avais envie, de mes doigts fatigués par trop d'escalade contre un seul et même sol,
D'écrire à la volée toutes les beautés du monde,
Des matins virginaux où s'épousèrent les singes
A ces nuits plus techniques que sont celles d'aujourd'hui où la lune se cache davantage dans flaque que dans un ciel ouvert puisque tout ciel est pris...
Et puis j'ai compris que j'étais trop crevé pour avoir tout à fait les images adéquates, que j'avais anyway pas trait assez de champs de mes mains éduquées pour retranscrire crédible ces lices laissées libres des chevaux et des hommes, et que des chevaux, du reste, je ne connaissais rien de très incontestable, sinon qu'ils étaient dotés de coeurs gros comme un crâne et que ce coeur-là, du fait de sa grosseur, propulsait plus de sang que n'importe quelle vigne lorsque, soumis comme il l'était au voeu de son champion, il se démantelait jusqu'au bout de la ligne...
Je n'avais de même pas suffisamment d'expérience dans l'anatomie du bonheur pour savoir ce que pouvait ressentir tel jockey triomphant en telle jour de gloire, tandis qu'il entamait un tour d'honneur sous les vivas de visages invisibles mais fiers de le voir, comme s'il s'agissait de quelqu'un...et il s'agissait de quelqu'un car quelqu'un est toujours de ces sommités rares soudainement capables d'interrompre le temps.
Et jockeys et montures quand ils gagnent d'un souffle sans se soucier des cotes - écrivant une musique impossible à prévoir, inventant ainsi notes faisant cesser le rance le long de cet accord qu'ils plaquent franchement sur la trace de craie blanche - sont faits de cette étoffe...

J'aurais aimé de même feinter le chronomètre...prendre diverses routes vers diverses chapelles dans lesquelles brilleraient les narines d'un cheval, mettre ensuite mes doigts au sein de ces narines qui auraient su m'élire avant de chevaucher le chevauchable et de partir en direction d'une piste régionale (puis nationale puis mondiale)...

Mais j'étais dans mon lit, quotidiennement même au matin et j'avais l'oeil constamment poignardé par une flopée d'onglets frappeurs et orgeletogènes : des "pour trouver du travail", des "pour se divertir", des "pour apprendre des choses", des "pour écrire", et enfin des "pour écrire donc trouver du travail donc se divertir donc apprendre des choses"...ces foutus ailerons oeuvraient partout et dans chaque banlieue de mon cerveau malade...
J'avais besoin de lire et de me gorger d'eau,
Comme une fleur seigneuriale en manque de cascade ou de course de chevaux...

Mais les onglets martyrisaient
Et je n'avais toujours rien écrit, ni de la beauté,
Ni du temps arrêté, ni même de mon envie...

Cette envie exhaustive
De piocher in la flamme l'odeur du brûlé
Et d'en faire le récit avec les larmes aux yeux
Parce que mon bras serait terriblement en feu...
Cette envie de dégager le clair de l'obscur
Comme le blanc du jaune
Et de faire des meringues à la feuille d'automne...
Mais les onglets perdurent,
Et il me faut dormir façon coquille vide
De tout bec donné par la grande aventure...

Jeez, je sais pourtant certaines choses très belles,
Des hauteurs de Lisbonne aux métros parisiens nous refaisant la Bible avec ses SDF...
Des odeurs douces du rail quand le cuivre l'embaume aux bouquets unanimes de ces serres chaudes frayées par le g(r)and Maeterlinck et ses mains de jeune homme...
Des peaux de ta poitrine aux peaux de ton visage
Aux peaux de ton sexe aquifère en manque d'une bouche pour soulager sa roche,
Des peaux de ton regard aux peaux de ton plaisir,
Des peaux de ton Edgar aux peaux de ton portrait, ovale, s'ensanglantant de rires...

Jeez, je sais pourtant certaines choses très belles,
Comme l'eau des cascades imprégnant la flanelle
De ces fleurs sacrosaintes jouant de leurs chemises
Tandis que se dénude la lune dans une flaque,
Que singes sodomisent...
Le temps d'ensuite venir et de venir ensuite
Sur le corps d'une nuit blanche
Puisque tu l'es aussi,
Ma ballerine, ma mise, 100 millions sur le rouge que tu portes à tes lèvres
Et cent autres millions sur ce soir où le rêve
Vient faire sauter le manque...
En t'invitant ailleurs qu'en mes contes secrets
Pour te faire revenir auprès de mon estampe
Que seule ton encre crée...

Car j'en ai assez de tous ces croquis, tous ces onglets,
Car je veux avant tout écrire la beauté
Et quoi de mieux que de l'avoir
Si jamais je la veux...?
Cette beauté, ce sprint parmi le merveilleux
Est l'unique victoire que mon coeur réclame
Depuis ce lit douteux...
Du fait de ces fantômes en guise de sommier
Et du fait que j'ai déjà gagné
En faisant gagner Claire face au référencement

J'ai sauvé une beauté
Mille-une autres suivront, telle était l'ambition
A défaut d'embrasser la claire compilation
Qu'était ton or gelé (mais l'avais-je eu déjà ?).

...ô Rusalka...
je les embrasserai toutes
jusqu'à t'embrasser toi
biscuit chaud de la route
Reine de tous mes rois.


Olga Fröbe-Kapteyn - The Mystery of Life



dimanche 21 janvier 2018

A cause et grâce à toi

J'finirai dans une authentique mare de misère éloquente pour dix.
Comme ça, comme un bol de céréales qu'on finit à coups de langue,
Comme une forme de lait qui manquerait de soleil, de sommeil et d'attrait...
Et bue de la goutte une à la goutte millionième sans qu'on s'en émeuve véritablement,
Y'aura bien que les étoiles pour avoir de la peine par-dessus mon cadavre
Et puis pour en fumer les clopes s'imposant,
De leurs cendres naîtront des nuées d'étoiles filantes
Contractant quantité de desiderata, le tout les yeux fermés comme on fait en vacances quand elles vont terminer.
Ces étoiles ensuite auront pour moi des mots savamment étudiés...
Entre la remontrance et l'applaudissement, elles me diront :
"Tu as vécu pareil à certaines de nos soeurs, dans un froid de bâtard permanent et pour l'oeil, unique comme un coeur, d'un seul adolescent t'ayant lu par hasard. Ce gars te découvrant aura cerné de suite que ce que tu vendais comme l'infini brillait par ses limites et qu'il valait mieux que son regard pélerine vers Dostoievski. Alors il lira le maître russe jusqu'à oublier tout de tes chansons stériles...
Ainsi donc ta musique s'arrêtera, et tes rêves de grandeur finiront comme ça,
Comme un bol de boucles ramollies par un lait couleur soie, faussement attractif comme était ton combat. Car tu ne t'es battu que contre ton front gras, crémé de rides et de malheureux choix.
Certes, nous te reconnaissons toutes, une sorte de talent dans l'évitement des routes
Mais à quoi bon les fuir pour les sentes intestines d'inutiles regrets ?
Tu devais sauver le monde et tu te fis seulement, son spectateur le plus impatient d'admirer qu'il s'effondre.
Tu devais faire des hommes tes frères de langage, et des femmes des mers voisines de grandes plages...mais les hommes restèrent des rocs muets et graves alors que les femmes s'asséchèrent telles des taches sur un bloc de kraft...
Ton ambition de ciel et d'éternité noire fut au final
Quelques heures sur Terre à travailler l'espoir...
Tu aurais dû savoir, toi l'enfant dont la tombe tient plus de l'accessoire que du rubis sous l'ongle, que l'espoir n'est pas une matière mais un évaporable, et qu'ici tous on tombe à la vitesse d'une balle.
Que l'homerun est rare et qu'il faut le chérir...
Que l'homerun est rare et que l'amour c'est pire...
Alors au lieu de travailler à l'usine ta chance, tu aurais dû la prendre en joignant à sa hanche
Quelques baisers immenses.
Tu aurais dû, depuis ces nuits où revenaient sans cesse sa figure et ses fesses, au lieu de les vouloir pour chasser ta détresse, construire ces ailes futures aptes à faire de cette femme, non pas une déesse basée sur ta mesure et sur ton drame, mais bel et bien un ange tout ce qu'il y a de plus pur...
Un truc sans sexe mais non sans aventure
Un truc sans sexe mais d'envergure,
Un ange sachant sauter au-dessus de tout mur.
De cette façon peut-être, elle serait revenue,
Cette fois non par pitié mais connaissance du sucre..."

"Le sucre n'oublie pas que c'est ce doux machin qui façonne les champs
Agrandit les grenouilles et trace l'air marin, que c'est lui qui dessine la nuque des printemps
Et ces chevelures blanches courant contre les pins, que c'est lui également qui maquilla la lune
Pour en faire le symbole des passions solitaires et ce sein bouillonnant où tous se sentent bien même quand le sang se perd. Le sucre n'oublie pas qu'il construisit l'arôme à cette heure où les lèvres étaient des poissons morts, et que c'est de son ventre que naquirent la cannelle, les ombrelles et les ports.
N'oublie pas tout cela du sucre et de la race humaine, alors que tu montes en suivant les racines que ton âme promène...
Tu étais un poète, tu seras une étoile
C'est-à-dire une défaite hissant sa grande voile
Vers ce pays des lettres où le flocon s'avale, non pas comme une bête mâchant sa céréale
Mais bien comme une fève où mille frangipanes tressent la couronne du rêve, le diadème idéal
Coiffant bientôt ta tête
D'un soleil magistral."

Les étoiles diront cela et me feront le serf en même temps que le roi
Tandis qu'au-dessus de moi pointeront les étincelles de cette vie toujours belle
A cause et grâce à toi.


Hilma af Klint - The Swan N°12

mardi 2 janvier 2018

The main antagonist (partie 3)

Un art dépassé ou "Du chaud murmure précédant le baiser à celui qui le suit et le glace entièrement."

Semblerait que les roses se soient toutes faites la malle
Et qu'il faille que j'arrête de croire qu'elles recroîtront
Qu'ici de toute façon, la merveille végétale
Ne pousse plus que sous les tombes de nos émotions...

Paraîtrait vraiment que tous les bouquets de rires furent vandalisés, détrempés par le vent et la quotidienneté, par l'archet des pluies activant ce violon, au ventre vide, jouant sans maîtrise dans sa suite solitaire au lit d'un froid d'Arctique et aux fenêtres dont...les vitres forment des visages tristes autant que cette musique.

Se répandrait la rumeur que le souvenir ne pourrait se relever, ni la flamme revenir, et que les amours blessées seraient de ces amours au coeur de porphyre, et qu'il n'y ait plus rien pour faire de la roche une lave et d'un coup de routine, une déchirure peu grave...

Se raconterait même partout parmi la ville que j'étais devenu fou, à voir en celle-ci des signes de beauté, tant les rues après tout s'étaient vues vérolées par la disparition de nos mains assainies, mains de savons et de lavandes, mains de ces cieux d'Albion où le soleil bande, à l'aide de ses doigts saisissant les nuages, l'arc blanc de la lune éclairant nos outrages...

Se dirait aussi que ces voyages, finalement, n'étaient que des sauts de puce, les ferrys de ces barges d'une taille de nénuphar, quant aux airbus, rien que des ailes taillées dans le papier d'une feuille d'écolier dérisoire...

Minimes les voyages donc, qu'ils disaient, et minime également le poids de nos baisers...

J'avais l'impression de coudre au fil de soie deux univers lointains, de ramener vers moi, et les mers et les liens qu'elles tissaient en-dessous avec ce gros oeuf d'or qui nous avait pondu...quand lassé de son rien, la Terre avait vécu et nous avait fait naître, chacun, sur cette planète afin qu'on s'y rencontre et que nos lèvres croisent, en un contact humain, le chemin du bonheur et la route du bien, l'équilibré sentier que nos commissures jointes, à la façon des galaxies percutant les étoiles, doucement permettaient...

Mais non, manifestement, c'était pas tellement ça mais quelque chose de moins impressionnant, genre deux escargots collés l'un contre l'autre sur le perron d'une boue bientôt les enterrant...

Se murmurait en fin de compte, que notre amour qu'avait su faire les roses - ces mêmes roses désormais partout fanées d'ailleurs - cependant que déjà, à cette époque-là, les roses n'existaient plus que dans les cinémas...il se murmurait donc que notre amour n'en fut pas un du tout et que s'il était fou, c'était de ce chagrin qui nous rendait malade à chaque nouveau jour...

Comme il semblerait, à l'heure de dire les choses, que trop de différences paissaient dans notre union et qu'à force de paître, ce mouton de fiction est devenue une bête dévorant chaque rose et chaque expédition.
Comme il semblerait, qu'aucun de nos baisers n'ait su l'abattre au fond, cette bête dont les pattes agitaient sous nos yeux la date de notre péremption,
Comme il semblerait que cette bête court toujours, malgré les illusions que je te porte encore et ces coups de fusil trouant l'arbre du soir, à défaut de son corps, tandis que du tronc noir s'échappe des lucioles identiques à tes ors...
Comme il semblerait que nul ne puisse la tuer cette bête nous tuant, et faisant de nos vies des lèvres séparées, comme des étoiles par les planètes violemment percutées finissant déchirées, telles de la toile de soie sous le joug d'une dent.
Comme il semblerait que cette dent continue son poison, en traçant des distances entre nos horizons, des distances voire des saisons, car tu vis en l'été quand je vis dans le ressassement, de ces sentiments sans précédent, sans futur non plus...
Souvenance d'un onguent accouchant d'une brûlure
Impossible à traiter...
Il semblerait que je t'aime vraiment, du moins, que je t'ai vraiment aimé,

Alors qu'importe les ragots et les désespérances et qu'importe ces roses aux couleurs absentes, car je sais la couleur et sa proéminence, depuis que j'ai pu boire à ta bouche un sommet, et d'eau et d'élégance, et choir en ton bouquet comme on choit dans l'immense d'un rêve qui, en t'embrassant, devient une évidence,..

Bien qu'il soit paraît-il, à l'instar de ces rimes, un art dépassé (voire un art du silence...
Chantant partout la même traversée
Des fixes eaux que tu laissais pour la recrue des sens
Et d'autres Nothomb niais, écrivaillons unitesticulaires *, boréales jouissances
M'ôtant toutes mes chances dans un bouche-à-bouche bée
Alors que je me noie et qu'à toi seule je pense.)

* ou pire encore d'imberbes musiciens 

Alphonse Allais* - Des souteneurs, encore dans la force de l'âge et le ventre dans l'herbe, boivent de l'absinthe


* souvent ses plats

lundi 1 janvier 2018

The main antagonist (partie 2)

Déchaîné finalement

La vérité, sur Terre, c'est que la solitude m'a toujours embrassé
Et qu'il y eut, au cœur-même de mes grands moments de joie, niché toujours l'épine d'une douleur sans pareille.

La vérité, c'est que je suis né de l'infinie tristesse de parents tristes et violents, que mon corps fonctionne un jour sur deux seulement et que je rêve davantage d'homicides que de naissances d'enfants.

La vérité, c'est que j'ai cru en l'amour comme en la sainte Vierge, comme on croit également quand on est en jeunesse que c'est dans le vitrail que dort le soleil. Je vous ai toutes vu, comme ce vitrail, d'un bleu de sein et d'un rouge méthodique, sans voir que cette vitre teintée n'était qu'un fin écran vers l'infiniment.

La vérité, c'est que j'ai suivi toutes celles que j'ai aimé à la façon des chiens, donc en tirant la langue et en léchant ma laisse, sans jamais trop chercher comment l'on se défait de telle chaîne épaisse.

La vérité, c'est que le sentiment amoureux m'a fait perdre l'orgueil, l'amitié et l'argent, qu'une vie détachée me présentait pourtant.

La vérité, c'est que je me suis empressé de prendre tous les trains, toutes les navettes et tous les océans, en me disant que ces voyages étaient ma raison d'être, alors qu'être n'est rien quand meurt l'indépendance du cœur et de la tête.

La vérité, c'est que j'ai pensé bien faire, en sacrifiant l'ensemble de mes priorités sur l'autel des siestes et de la chair.

La vérité, c'est que je faisais mal, tant et tellement qu'évidemment ces femmes ne pouvaient qu'être lasses, de ce chien que j'étais, c'est-à-dire chien sans race qu'elles promenaient doucement au bout de leurs poignet comme une plaie dégueulasse.

La vérité, c'est que sexuellement, j'étais nul, nerveusement idem, sans parler de mon goût pour la vue des problèmes.

La vérité, c'est que je craignais tant de perdre celles que je pensais avoir glorieusement trouvé, que je devenais très vite un minable ministre aux exigences dignes de celles d'un martinet.

La vérité, c'est que j'étais une croix pour ces dos de jeunes femmes ayant tout sauf envie de finir crucifiées sur le mont Golgotha d'un amour transi.

La vérité, c'est que j'aimais seul, pour moi et la beauté que vêt généralement, la romance, le roman écrit à quatre mains à l'encre d'or des amants.

La vérité, c'est que j'étais épuisant, à vouloir revivre avec frénésie ces passions que les livres avaient si bien écrites.

La vérité, c'est que je vivais des amours petites, dans un monde inférieur et sans magie puissante ailleurs que dans l'édit de sonnets irradiants dont me manquait toujours le tercet salvateur...soit trois lignes de sang aux rimes réciproques et à l'air enchanteur.

La vérité, c'est que je m'enchantais plutôt à la toxine, c'est-à-dire au poison qu'est le poème du couple dès lors que l'assassine, les jalousies et peurs.

La vérité, c'est que je reprochais sans arrêt à ces femmes de ne pas avoir su, tout de suite, sauver toute ma vie ni transformer la nuit qui débauchait mon crâne, en ces étoiles filantes rendant les voeux permis.

La vérité, c'est que j'ai fait souffrir à l'aide de ma tendresse davantage qu'attendri à l'aide de mon spleen, n'ayant vu que la ruine en matant les montagnes et le rhume en ces bruines imitant le champagne...

La vérité, c'est que j'avais peur tout le temps qu'on m'abandonne et me rejette, au point qu'on m'abandonne, au point qu'on me rejette.

La vérité, c'est que je m'y suis mal pris en m'éprenant ainsi, au contraire de ces hommes nettement mieux établis qui savent que l'amour doit tenir du futur et non pas de l'oubli.

La vérité, c'est que partout, sur tous les continents, j'envoyais mes baisers comme des lettres d'adieu, comme des pressentiments, et non comme des feux le feu réinventant.

La vérité, c'est que je ne sais de l'amour que toute mon ignorance, et de la femme que son retentissement, sans m'être intéressé jamais au divin épicentre d'où venaient toutes ses danses...tous ces aboutissements, sincères et vraies, de vos intelligences ayant eu le courage de me donner une chance en plus de votre temps...ayant eu le courage d'aimer un peu un homme ne s'aimant pas lui-même et de lui indiquer, depuis votre vitrail, où dormait le soleil...ayant eu le courage d'embrasser et mes lèvres et la nue solitude ourlant ces rubis blêmes...ayant eu le courage de croire en moi avant que je ne crois, en l'existence, natale, de ma foi.

La vérité, c'est bien que je vous aime, chères femmes ayant eu le courage d'un jour me quitter afin que puisse s'écrire la suite du poème.

La vérité, c'est bien que je vous aime, chères musiques et chères chambres ayant eu l'obligeance d'élever mes oreilles ainsi que tous mes membres.

La vérité, c'est bien que je vous aime, car vous m'avez fait voir l'emplacement du soleil et qu'il était caché, comme tout ensoleillement, à l'ombre de cet arbre inspirant la confiance.

La vérité, c'est bien que je vous aime, car vous fîtes de mon cœur - en me le redonnant - une pièce d'argent où dansent à présent, et les reflets du ciel et ceux de l'océan, déchaîné finalement.


Alphonse Allais* - Stupeur de jeunes recrues apercevant pour la première fois ton azur, ô Méditerranée 


* mais où ? Nous l'ignorons.